Des collectivités en soutien à la trajectoire de vie des personnes allochtones et autochtones atteintes de démence

Mise en œuvre de recommandations sur mesure pour aider deux collectivités du Québec à adapter leur environnement afin qu’il soit plus favorable aux personnes atteintes d’un trouble neurocognitif en mettant l’accent sur la participation continue à la vie communautaire et aux activités préférées.

À qui pourrait profiter cette lecture ?

  • Les personnes et les organismes communautaires qui souhaitent rendre leur collectivité plus accueillante envers les personnes atteintes d’un trouble neurocognitif.
  • Les municipalités, les premiers intervenants (y compris les policiers et les pompiers) et les organismes communautaires qui aimeraient former leur personnel à des approches favorables aux personnes atteintes d’un trouble neurocognitif.
  • Les proches aidants et les réseaux de soutien des personnes atteintes d’un trouble neurocognitif qui veulent améliorer leur communication et leur soutien.
  • Les personnes et les organismes communautaires qui veulent utiliser les leçons apprises et les ressources recommandées de ce projet pour créer ou modifier un programme semblable.

Consultez la section Avant de commencer pour connaître les connaissances fondamentales qui seront utiles à toute initiative communautaire sur la démence.

Information clé

À qui ce projet est-il destiné? Les personnes atteintes d’un trouble neurocognitif, leurs proches aidants et les premiers intervenants, les bénévoles, les employés des organismes communautaires et les autorités municipales des collectivités de la Première Nation huronne-wendat et de Sherbrooke, au Québec.

Chef de projet: Centre de recherche sur le vieillissement, affilié à l’Université de Sherbrooke

Partenaires du projet: La Société Alzheimer de l’Estrie, le Service de police de Sherbrooke, la Commission de police de Memphrémagog, le Conseil de la Première Nation huronne-wendat et le Centre de santé Marie-Paule-Sioui-Vincent.

L'état du projet: complet

Entrer en contact:

Julie Lacerte, Centre de recherche sur le vieillissement
Véronique Provencher, Centre de recherche sur le vieillissement

Histoire du projet

Histoire:

Ce projet a été élaboré pour répondre aux besoins des personnes atteintes d’un trouble neurocognitif et de leurs proches aidants familiaux et amis à Sherbrooke, au Québec et à Wendake (Nation huronne-wendat). Des consultations communautaires, y compris des sondages, des entrevues et des groupes de discussion, ont été utilisés pour comprendre les défis particuliers auxquels font face les personnes atteintes d’un trouble neurocognitif et leurs familles dans chaque collectivité. Les comités directeurs de chaque collectivité ont travaillé en collaboration avec des chercheurs pour concevoir conjointement des plans d’action communautaires adaptés aux besoins particuliers de chaque collectivité, notamment des activités et de la formation visant à sensibiliser les gens aux troubles neurocognitifs, l’élaboration d’un registre des personnes vulnérables et la prestation d’une formation axée sur les troubles neurocognitifs aux organismes qui interagissent avec les personnes atteintes d’un trouble neurocognitif et qui leur fournissent des services.

 

Objectifs:

Mettre en œuvre des initiatives communautaires et de la formation qui amélioreront le bien-être et la qualité de vie des personnes atteintes d’un trouble neurocognitif et leurs proches aidants en :

  • Augmentant les connaissances sur les troubles neurocognitifs et en sensibilisant les premiers intervenants, les prestataires de services et les employés municipaux
  • Améliorant la capacité des personnes atteintes d’un trouble neurocognitif et de leurs proches aidants de participer aux activités communautaires et aux activités de la vie quotidienne
  • Sensibilisant la population aux troubles neurocognitifs et aux approches pour inclure et maintenir l’inclusion des personnes atteintes d’un trouble neurocognitif dans les activités culturelles, récréatives et communautaires

Jalons et réalisations:

  • Élaboration et prestation d’une formation inclusive à l’égard des personnes atteintes d’un trouble neurocognitif pour les policiers et les pompiers
  • Élaboration et mise en œuvre d’un registre des personnes vulnérables avec le service de police (programme « On rentre à la maison »).
  • Élaboration et mise en oeuvre d’une formation visant à accroître la compréhension des troubles neurocognitifs et à sensibiliser le public à ce sujet, à promouvoir la bienveillance et à réduire la stigmatisation pour 711 résidents de foyers de soins de longue durée et de maisons de retraite
  • Prestation d’événements communautaires axés sur la santé cognitive et la sensibilisation aux troubles neurocognitifs, y compris une projection de film et une discussion

Vidéos éducatives :

Impact

Résultats du projet:

Les proches aidants et les personnes atteintes d’un trouble neurocognitif participant à ce projet ont déclaré :

  • Une amélioration de leur bien-être
  • Une amélioration des facteurs de protection

Les participants qui ont suivi une formation inclusive à l’égard des personnes atteintes d’un trouble neurocognitif (y compris les policiers et les pompiers), ont déclaré :

  • qu’ils avaient acquis des connaissances et des compétences pertinentes pour leur travail (88,6 % des participants à la formation)
  • qu’ils recommanderaient une formation inclusive à l’égard des personnes atteintes d’un trouble neurocognitif à autrui (83,5 % – 100 % des participants à la formation)

Les participants aux événements communautaires ont déclaré :

  • que leurs perceptions antérieures des troubles neurocognitifs avaient été modifiées par leur participation (83,5 %)

Connaissances

Leçons apprises:

  • L’établissement et le maintien de relations solides avec des partenaires comme les services de police et les organisations de pompiers constituent un investissement de temps avantageux. L’affectation de ressources (humaines et financières) à la mise en œuvre continue d’un programme peut aider à assurer que l’initiative continue d’être mise en œuvre à mesure que les priorités et les rôles changent.
  • La stigmatisation et les normes culturelles entourant le soutien aux troubles neurocognitifs peuvent avoir une incidence sur le recrutement et la participation des personnes atteintes d’un trouble neurocognitif, qui peut varier selon la région et la culture. L’équipe de ce projet a eu de la difficulté à joindre des personnes atteintes d’un trouble neurocognitif pour participer à l’étude ou à leurs comités directeurs. Des efforts visant à appuyer la réduction de la stigmatisation et la promotion des possibilités d’engagement et de leadership des francophones atteints d’un trouble neurocognitif seraient bénéfiques.
  • Assurer la durabilité à long terme d’interventions comme celle-ci peut être amélioré en habilitant les organisations concernées à collaborer à l’élaboration de plans de durabilité pour assurer l’adhésion et améliorer la faisabilité du plan.

Ressources recommandées:

L’équipe du projet a identifié les ressources suivantes qui ont été utiles pour l’élaboration de ce projet :

Le présent projet a été produit grâce à la contribution financière de l’Agence de la santé publique du Canada. Les opinions exprimées ne représentent pas nécessairement celles de l’Agence de la santé publique du Canada.

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